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Ce que j’ai appris en 1 an de thérapie ou pourquoi tout le monde devrait consulter

Il y a un an, j’ai essayé d’écrire un billet pour parler de la fois où j’avais frappé un mur. J’avais dû faire un arrêt de travail, surmenée. Je sais que je projette une image de fille débordante d’énergie qui nage dans le bonheur (ce qui est généralement assez vrai, d’ailleurs!) et je me disais que parler de cette période de ma vie pourrait en aider d’autres qui traversent un moment difficile. Finalement, après avoir écrit ce billet très profond, je me sentais comme dans le fameux rêve où je me rends compte que je suis en bobettes au centre d’achats, vulnérable, à la vue de tous. Je n’ai jamais osé le publier. 

Un an plus tard, forte de ces apprentissages de vie en accéléré et fière du travail que j’ai fait sur moi, en grande partie grâce à l’aide d’une psychologue cognitive-comportementale, j’ai envie de vous expliquer pourquoi je pense que tout le monde devrait consulter. Et quel meilleur timing que la Semaine nationale de la santé mentale pour le faire?

Consulter une psychologue m’a aidée à comprendre que…

– Il n’y a pas de cas « pas assez important » ou « pas assez grave » pour consulter. On voit un médecin pour notre bien-être physique alors pourquoi on fait tout un plat de notre bien-être mental? 

– Il faut prendre soin de soi-même avant de s’occuper des autres. Ce n’est pas égoïste, c’est sain. Quand les passagers d’un avion sont en danger, la première étape dans le petit guide de survie, c’est de mettre son masque à oxygène avant d’aider les autres. Ce n’est pas pour rien. 

– On croit que nos pensées sont le résultat de longues réflexions rationnelles, mais la réalité, c’est qu’on a énormément de pensées et que bien souvent, elles sont automatiques. Elles peuvent être influencées par un tas de choses (allô les hormones!) et s’en distancer peut faire le plus grand bien. Ce qui est vrai ou ce qui est faux, en fin de compte, ça n’a pas toujours de l’importance. Ce constat m’a beaucoup aidé à apprendre à lâcher prise. 

– On est tous dans le même bateau. Tout le monde a, à un certain niveau, des pensées destructrices qui se sont construites depuis l’enfance (les fameux schémas cognitifs).Ces pensées ont un impact sur notre façon d’interpréter certaines situations au quotidien et elles influencent nos relations avec les autres ainsi que notre façon de nous percevoir. Pas besoin d’avoir vécu un drame ou d’avoir eu une enfance malheureuse pour en ressentir les effets désagréables. Identifier ces schémas cognitifs et apprendre à les contrer peut changer significativement votre vie. Ayant des exigences élevées envers moi-même, je me sens de plus en plus libérée de cette pression que je m’impose.

– On peut amener des changements importants dans sa vie par des actions toutes simples, comme tenir un cahier où l’on note les pensées automatiques liées à des situations qui nous font ressentir du stress ou de la peine, puis analyser notre façon de traiter ces pensées et d’agir par la suite. 

– Il faut beaucoup de courage pour consulter. Bien des gens choisissent de nier leurs problèmes et d’imposer leur mal-être aux autres au lieu de se remettre en question et d’affronter leurs propres démons. Soyez-en fiers! 

Avant de changer le monde…

Oser être nous-mêmes, c’est la mission que nous nous sommes donnée avec Les inspirés, parce que c’est la meilleure façon d’inspirer les autres à le faire. Pour avoir un impact sur le monde, il faut d’abord en avoir un sur soi.

Alors si vous ressentez le besoin de consulter, cessez de vous poser mille questions et passez à l’action. Prenez rendez-vous. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Il y a plusieurs approches en psychologie et il s’agit de trouver celle qui vous convient le mieux. Donnez-vous le droit de « magasiner » et de trouver la personne qui vous donnera le sentiment d’avancer. 

Bonne découverte!